Romain Folz (FRA) : « Revenir en Afrique, pourquoi pas ? »

Publié le par Frank Simon

Passé par les Etats-Unis, le Maroc, l'Ouganda, l'Egypte et le Ghana, le jeune technicien français patiente en attendant sa prochaine mission.

Passé par les Etats-Unis, le Maroc, l'Ouganda, l'Egypte et le Ghana, le jeune technicien français patiente en attendant sa prochaine mission.

A 31 ans, ce technicien français, parfait polyglotte et citoyen du monde, est certainement l’un des plus jeunes à s’être expatrié. D’abord aux Etats-Unis puis en Afrique, où il a travaillé au Maroc, en Ouganda, en Egypte et tout dernièrement au Ghana. Actuellement en Espagne pour préparer sa Licence UEFA Pro, il a accepté d’évoquer volontiers son expérience en Afrique pour AfroFootball55.

« Romain bonjour. Avant de parler de votre double passage sur des bancs dans le championnat ghanéen, évoquons votre collaboration en tant qu’adjoint aux côtés de Sébastien Desabre…

J’ai effectivement travaillé auprès de lui lorsqu’il était sélectionneur de l’Ouganda, à l’occasion de la dernière CAN en Egypte. Puis je suis resté à ses côtés lorsqu’il s’est engagé avec Pyramids FC (D1 EGY) dans la foulée.

Plus récemment, vous l’avez retrouvé du côté de Niort, en L2, au cours de la saison 2020-21…

Oui puisque j’étais chez les Chamois durant les trois-quarts de cet exercice, jusqu’à la 30e journée.

Revenons à l’Afrique où vous avez commencé par le Maroc, après avoir travaillé aux Etats-Unis…

J’ai effectivement coaché la réserve de l’AS Salé, lorsqu’il y avait encore un championnat des réserves. Cela me permettait de travailler avec des éléments qui n’étaient pas pris pour les matches de Botola mais aussi avec des jeunes. Ca avait d'ailleurs  été une super saison. Ensuite, le coach Houcine Ouchella, qui est devenu un ami depuis, m’a recruté pour être son adjoint et j’y suis donc revenu en 2018.

Comment, lorsqu’on est un jeune technicien d’à peine 30 ans, débarque-t-on dans l’élite ghanéenne ?

Après mon expérience avec Pyramids en Egypte, j’ai accompli les démarches moi-même pour contacter les clubs. J’ai même eu quelques retours ! Et puis, le feeling est bien passé avec les gens de Bechem Utd. C'est comme ça que j’ai rejoint le club (janvier-juillet 2020, NLR).

Vous êtes revenu cette année au Ghana, lorsque le manager général de Bechem, passé entre temps à l’Ashanti Gold (ex-Obuasi Goldfields) et avec lequel vous vous entendiez bien, vous a contacté. Hélas pour vous, l’expérience a tourné court…

Effectivement, j’ai rejoint Obuasi. J’avais un effectif avec plutôt de bons joueurs, quatre Ivoiriens, deux Sénégalais et un Sud-Africain en particulier. J’avais une réputation positive. J’ai même fait venir mon adjoint Manu Rodriguez, connu aux Etats-Unis. Malheureusement, l’aspect environnemental a gâché les choses, alors que les résultats sportifs étaient bons. Nous n'avons d'ailleurs perdu qu'un seul match dans cette période. A mon arrivée, le club était 10e, je l’ai laissé à la 5e place. Si je suis parti assez vite, je pense que cette situation aurait fini par affecter les résultats. C'était sans doute mieux ainsi, pour le club et pour moi. Mais je ne retiens de ce passage que le positif.

Vous êtes rentré depuis en Europe, où vous passez votre licence UEFA Pro en Espagne. Le football africain fait-il toujours partie de vos plans ?

Oui. J’ai d'abord validé l’UEFA A en France puis l'UEFA B en Angleterre. Je suis en formation à Madrid jusqu’à fin septembre. Pas simple d'être sur le terrain chaque jour avec les fortes chaleurs, ça monte à 38 °C ! Sauf projet que je ne pourrais pas refuser,  je compte finaliser ma formation. J’ai bien eu quelques contacts pour repartir en Afrique, également en Amérique du Nord et en France pour des projets intéressants. Mais je ne me fixe pas de limites géographiques ! »

Propos recueillis par

Frank Simon

Copyright @Afrofootball55

 

Publié dans INTERVIEW

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